RISET, "Panchito", Francisco (La Havane 1910-New York 1988)

Francisco surnommé « Panchito » s’appelle en réalité RISER. Il apprend à jouer de la guitare puis du tres instrument qu’il utilise au sein d’un sexteto « JUVENIL ATARES ».  Il se découvre des qualités vocales et commence à chanter avec son “SEXTETO ESMERALDA” avant d’entrer comme professionnel en 1927 dans le sexteto de Miguel ZABALLA. « Panchito » se fait ensuite engager par le « SEXTETO CAUTO » qui joue au cabaret Sans Souci. Il passe par la formation des « HERMANOS ENRIZO » et l’année suivante rejoint le « SEPTETO HABANERO » l’un des sextetos  phares de l’époque qui anime les académies de danse et principalement le Havana Sport. Il s’inspire fortement du style du chanteur de la formation, « Cheo » JIMÉNEZ. « Panchito » ne tient pas en place et on l’entend aussi au cours de ces années avec le « QUINTETO LUNA », le « TRÍO FANTASMA », le « SEXTETO ARCA TRIUNFAL ». Très vite RISER quitte le « HABANERO », passe dans la charanga de Ismael DÍAZ. Mais c’est dans l’interprétation des boleros que « Panchito » obtient ses grands succès. Au cours de sa carrière il marque de son empreinte « El Cuartito » de Mundito Medina ; « Allí » de Hector Flores ;  « Alli donde tu sabes » de Luis MARQUETTI …

Subitement en 1933 RISER décide de voyager à New York.
De quelle manière se fait-il remarquer ? Comment entre-t-il dans une formation latine ? On l’entend dès ses premiers pas newyorkais avec des groupes portoricains. En 1934 « Panchito » est avec le « Grupo Victoria » de Rafael HERNÁNDEZ avec lequel il enregistre « Mis amores », « Ya llego Navidad », « Mi palomita ». Pedro Flores l’engage pour son cuarteto et l’emmène en studio en 1935. De cette collaboration sort « No pienses más » « Como es el amor» « Los hombres son sinvergüenzas », « Sin bandera »…  Il chante aussi avec la formation de Fernando STORCH, le « CUARTETO CANEY »,  dans différents clubs de la Big Apple. Il réalise avec le groupe un grand nombre d’enregistrements à partir de 1936.  Lorsque le disque contenant « Y que noche aquella » -enregistré en 1937-  sort,  « Panchito » voit son nom, RISER, transformé en RISET. « Panchito » n’en est pas offusqué et le conserve même définitivement.

Parallèlement il est recruté par l’orchestre de « Antobal », pour chanter avec les « ANTOBAL’s CUBANS ». Il enregistre avec cette formation entre 1936 et 1937 « Para Vigo me voy », « Virgen », « No se puede », « Viene la conga »… Il semble également avoir collaboré avec Xavier CUGAT.
Cette année 1936 il forma son propre orchestre qu’il emmène à Hollywood deux saisons de suite avec Eleanor Powell puis avec Desi ARNAZ. A New York il chante aussi avec l’orchestre de Eliseo GRENET au Yumuri et à La Conga où il a sa propre formation avec laquelle il enregistre « Ensueño », « Salambó »… et plusieurs congas dont « Pepita » de GRENET  mais aussi « La Comparsa de Camajuaní » « Por Corrientes va una conga »… On l’entend aussi avec Enric MADRIGUERA en 1938. Finalement il s’installe au Versalles de New York pour plusieurs années, montant aussi sur les scènes du Harlem Hispano, du Palladium, du Teatro Puerto Rico… Ses prestations sont entrecoupées d’un passage par l’US Army lors de la seconde guerre mondiale.
Il engage René HERNÁNDEZ pour diriger son big band, faire ses arrangements et tenir le piano. René sera fidèle à « Panchito » jusque dans les années cinquante.

Panchito Riset. New York. Photographie collection J. Jaramillo.


Panchito Riset. New York. Photographie collection J. Jaramillo.

En 1945 RISET retrouve « Rapindey » GUERRA, collabore avec son orchestre « BATAMÚ » et chante sur diverses plages enregistrées à cette époque : « Un poquito más », « Sin comprender », « Apaga la luz », « Mona »…
Lorsque Arsenio RODRÍGUEZ se rend à New York en 1947 RISET participe à la session d’enregistrements de celui-ci avec « Chano » POZO , posant sa voix sur « Serende » et « Seven Seven ».
« Panchito » RISET rentre Cuba en 1949 avec un contrat de la station de Radio Suaritos. Pour travailler on lui offre l’orchestre dirigé par Obdulio MORALES.

« Panchito » regagne New York en 1956 renoue avec le Versalles jusqu’à la fermeture  du cabaret en 1958 et reconstitue alors un orchestre pour occuper la scène du Château Madrid. Souffrant de diabète le chanteur ne quitte pratiquement pas New York
Devenu artiste exclusif de la marque Ansonia, RISET va durant plusieurs années et jusqu’à sa disparition chanter dans tous les clubs  et cabarets de la ville. Amputé des deux jambes « Panchito » RISET continue de chanter. En 1983 il est la vedette du Telemaratón de la Sociedad de Niños y Adultos Lisiados de Puerto Rico à New York. Il chante « Blancas azucenas». RISET s’éteint en 1988 dans la Big Apple.



© Patrick Dalmace

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